Tokens Anonymes

AI brain fry, la fatigue de travailler avec l’IA

Dans la salle d’attente du Dr Prompt, la plainte revient toujours : une tête qui bourdonne après une journée passée avec des agents d’IA. Des chercheurs lui ont donné un nom.

Tokens Anonymes est une parodie. Pas cette page : chaque chiffre vient d’une étude citée. Ce n’est pas un avis médical.

C’est quoi, l’AI brain fry ?

Des chercheurs du BCG appellent « AI brain fry » la « fatigue mentale due à un usage ou à une supervision excessifs d’outils d’IA, au-delà de ses capacités cognitives » (définition traduite)7. Le terme vient d’une étude en entreprise : ce n’est pas un diagnostic médical. À la différence du burn-out, chronique et plutôt émotionnel, elle est aiguë et cognitive7.

Les signes

Les participants de l’étude décrivent7 :

Ce que dit l’étude

Le BCG a interrogé 1 488 salariés américains à temps plein de grandes entreprises. Résultats publiés dans la Harvard Business Review en mars 2026, d’où viennent tous les chiffres ci-dessous7.

Limites : tout est déclaratif, et les auteurs travaillent au BCG, un cabinet qui conseille les entreprises sur l’IA7.

Ce qui aide

Le Dr Prompt prescrit d’habitude un prompt de plus. L’étude dit autre chose7 :

Pour l’autre moitié du problème, pourquoi on n’arrive pas à s’arrêter : un agent qui réussit parfois et échoue parfois, c’est le mécanisme des machines à sous1, et l’« addiction à l’IA » n’est pas un diagnostic reconnu5. La suite est sur l’accueil, avec le vrai sondage anonyme.

Si ce n’est plus drôle

Tu dors mal, tu t’isoles, tu n’arrives plus à t’arrêter même quand tu le veux ? Parles-en à quelqu’un. Un humain.

Sources

  1. One More Prompt: The Dopamine Trap of Agentic Coding, Quentin Rousseau, mars 2026 (cite Steve Yegge et Garry Tan)
  2. People are not becoming “AIholic”: Questioning the “ChatGPT addiction” construct, Addictive Behaviors, 2025
  3. When Using AI Leads to “Brain Fry”, BCG, Harvard Business Review, mars 2026 (1 488 salariés américains)

Retour au cabinet